Mon évènement cosmique de 2016…

Déjà un mois parmi nous, et chaque jour à tes cotés est une grâce. Beaucoup t’ont appelé l’enfant de la prophétie, l’avatar (clin d’œil spécial Mangas) … Pour moi tu as été mon évènement cosmique, celui qui a remis en question tout mon univers, qui a généré une succession de changements. Oui tu es la raison principale de mon absence virtuelle sur ce blog et mes apparitions furtives sur les réseaux sociaux car j’avais choisi de vivre intensément ce moment. Presqu’une année d’octobre 2015 à 2016 : entre le branlebas de l’organisation du mariage, ma prise de fonction d’épouse… Et la découverte à 9 semaines de ton existence et de mon futur rôle de MAMAN, oui j’avoue que tu m’as prise de court : Moi « Mme j’aime avoir le contrôle ».

Ce qu’il y a de merveilleux dans le processus de donner la vie c’est d’expérimenter le miracle de la maternité, observer mon ventre s’arrondir (pas trop j’avoue), te sentir grandir et bouger en mon sein fut magique il n’y a pas d’autre mot. Être enceinte a été de loin la plus belle aventure vers l’inconnue pour moi. Malgré les turbulences de ce voyage (nausées, fatigue, vomissements du 1er jour jusqu’à la délivrance oui oui à chacune son lot…) je crois que c’était surtout les aléas inopinés, les nouveaux départs (sur le plan familial, professionnel, projets) que ton papa et moi avions dû gérer qui nous ont fait prendre conscience de la force intrinsèque que tu faisais grandir en nous. Je n’en suis d’ailleurs que plus tomber amoureuse de cet homme, mon époux… ton papa ! Avec aucune once de regrets nous avons été heureux et fiers du chemin parcouru mais surtout nous t’attendions…. Rectificatif (sourire) tout un « village » filial et de cœur attendait ton arrivée, j’ai réalisé combien tu étais déjà aimé ! Et puis un 5 septembre jour de rentrée scolaire, toi tu as fait ton entrée comme un prince, après les douleurs de l’enfantement je ne me souviens que de ce rire que tu as émis à la sortie de ventre, car oui tu as souri et non pleurer… Mon miracle à moi.

bebe

Smile to Life

Un adage dit qu’un enfant est comme une promesse d’éternité d’un bout de nous (tes parents) à la vie et un héritage de valeurs à l’avenir. Je te souhaite tellement de choses que je m’en remets à Dieu de nous accorder la sagesse, la force et la patience de te guider en cette vie mon petit ange Kephren Andry… Bienvenue mon Fils !

 

Ta Maman qui t’aime.

P.S : ceci est ma rentrée officielle sur le blog 😉

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Ce vendredi 13…

Comme je suis lassée par tant de violence, tant de sang versé… Tant de vies perdues, qui d’un instant à l’autre se conjuguent au passé. Oui, je me sens vidée !!!

En silence, j’ai regardé défilé ces images sanglantes, empreintes de violence envahir les chaines d’information, les fils d’actualités des réseaux sociaux au lendemain de cette barbarie. Et mon cœur saigne, car ces vies qui s’évanouissent ne seront désormais que des statistiques funestes qui serviront à alimenter la haine, les amalgames, l’intolérance…

Oui la France saigne, et depuis 48 heures je me sens déjà submergée par ce sentiment de ras le bol profond. Oui je suis Africaine, mieux je suis Camerounaise et oui mon pays saigne aussi depuis un bon bout. Est-ce que j’aime mon continent ? OUI indéniablement, mais cela ne me donne pas le droit d’être insensible, ne me donne pas le droit de juger.

Alors oui j’ai un profond relent d’amertume devant les réactions d’amateurs de revendications communautaires qui veulent nous donner leur opinion sur la question de se solidariser ou non avec la France.

Oui je n’ai pas la patience d’écouter les historiens de l’heure me conter les affres de l’esclavage, de la colonisation dans cet état de fait présent. J’en ai marre de voir pointer du doigt les africains vivant en occident comme des traitres à leur race parce qu’ils s’indignent devant une telle barbarie. Ah ben pendant qu’on y est, il me semble bien que des africains aient aussi perdu la vie ce vendredi 13…

Oui je n’ai pas la patience d’entendre des moralisateurs dire : et les morts de Bangui, Kolofata, Maroua… ont-ils moins de valeur que la très chère ville « lumière » de Paris ? Parce que NON ce n’est pas la question, on n’est pas entrain de compter des scores. Accordez aux autres la décence de pleurer leurs morts. Vous voulez vous en prendre à quelqu’un : tirez sur vos médias par exemple ! Et pour faire moins dans la connerie : le silence est une vertu.

Oui allo l’Humanité c’est à toi que je m’adresse, où es-tu passée ? Comment en sommes-nous arrivés à chercher le « politiquement correct » dans de pareilles circonstances de violence gratuite ? Je souhaite à tous ces philosophes de l’heure de ne jamais vivre ces atrocités car croyez-moi, les mots ne seront pas assez forts pour exprimer votre douleur. Ce vendredi 13 est un rappel :

  • L’humanité disparait pour laisser place à la noirceur de la haine,
  • Toutes ces armes soient disant créées pour défendre les hommes, ne sont en fait que les instruments de mort,
  • Des innocents sont immolés au nom de cause ou de revendications sociales, religieuses et que sais-je encore…

Alors oui tous ces bien-pensants ponctuels, j’aimerais bien vous dire le fond de ma pensée : Depuis ce vendredi 13, la question n’est pas de savoir si #JesuisKolofata #JesuisMaroua #BringBackOurGirls, croyant ou athée, politicien ou pas, mais plutôt qu’il suffit d’être en vie et oser célébrer la vie… Pour être la cible de ces couards de terroristes et de passer de vie à trépas… Arrêtons de nous voiler la face derrière ce ping-pong incessant de « à qui la faute ? », mais osons regarder le monde dans lequel vivront nos enfants, les générations futures. Un monde dans lequel un groupuscule de personnes se donne le droit de vie ou de mort sur les autres, ou la peur est une vie sous la menace permanente de la mort…

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Tootoone…

 

Le cancer ça n’arrive qu’aux autres….

C’est la pensée populaire, pas uniquement pour le cancer mais pour la plupart des maladies dont on n’a pas encore fait l’expérience (soit personnellement, soit à travers un proche). Ce billet fait partie de la catégorie de ceux pour lesquels mon cerveau et mon cœur n’arrivent pas à être synchrones avec les mots… Alors je les laisserai mener la danse tour à tour car au final l’objectif est celui de l’espoir, la vie malgré tout…

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