You are Young: Dream Big & Act for Posterity

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années », Cid – Corneille.

Cette citation qui est l’une de mes préférées est un bon prétexte pour me motiver à « pondre » un billet. J’avoue manquer furieusement d’inspiration ces derniers temps, j’ai le Blues de la page blanche…

49% : tel est le pourcentage que représente la tranche des 15-45 ans au sein de la population. Des jeunes bien trop souvent dépités face à leur situation actuelle : entre l’inadéquation des formations académiques et les besoins réels du secteur économique, le taux de chômage estimé à environ 13% et l’Informel véritable source de revenus pour beaucoup, je crois tout bonnement que le cœur est loin d’être à la fête… Et surtout loin d’être dans la paix !

Lire la suite

Publicités

Ce vendredi 13…

Comme je suis lassée par tant de violence, tant de sang versé… Tant de vies perdues, qui d’un instant à l’autre se conjuguent au passé. Oui, je me sens vidée !!!

En silence, j’ai regardé défilé ces images sanglantes, empreintes de violence envahir les chaines d’information, les fils d’actualités des réseaux sociaux au lendemain de cette barbarie. Et mon cœur saigne, car ces vies qui s’évanouissent ne seront désormais que des statistiques funestes qui serviront à alimenter la haine, les amalgames, l’intolérance…

Oui la France saigne, et depuis 48 heures je me sens déjà submergée par ce sentiment de ras le bol profond. Oui je suis Africaine, mieux je suis Camerounaise et oui mon pays saigne aussi depuis un bon bout. Est-ce que j’aime mon continent ? OUI indéniablement, mais cela ne me donne pas le droit d’être insensible, ne me donne pas le droit de juger.

Alors oui j’ai un profond relent d’amertume devant les réactions d’amateurs de revendications communautaires qui veulent nous donner leur opinion sur la question de se solidariser ou non avec la France.

Oui je n’ai pas la patience d’écouter les historiens de l’heure me conter les affres de l’esclavage, de la colonisation dans cet état de fait présent. J’en ai marre de voir pointer du doigt les africains vivant en occident comme des traitres à leur race parce qu’ils s’indignent devant une telle barbarie. Ah ben pendant qu’on y est, il me semble bien que des africains aient aussi perdu la vie ce vendredi 13…

Oui je n’ai pas la patience d’entendre des moralisateurs dire : et les morts de Bangui, Kolofata, Maroua… ont-ils moins de valeur que la très chère ville « lumière » de Paris ? Parce que NON ce n’est pas la question, on n’est pas entrain de compter des scores. Accordez aux autres la décence de pleurer leurs morts. Vous voulez vous en prendre à quelqu’un : tirez sur vos médias par exemple ! Et pour faire moins dans la connerie : le silence est une vertu.

Oui allo l’Humanité c’est à toi que je m’adresse, où es-tu passée ? Comment en sommes-nous arrivés à chercher le « politiquement correct » dans de pareilles circonstances de violence gratuite ? Je souhaite à tous ces philosophes de l’heure de ne jamais vivre ces atrocités car croyez-moi, les mots ne seront pas assez forts pour exprimer votre douleur. Ce vendredi 13 est un rappel :

  • L’humanité disparait pour laisser place à la noirceur de la haine,
  • Toutes ces armes soient disant créées pour défendre les hommes, ne sont en fait que les instruments de mort,
  • Des innocents sont immolés au nom de cause ou de revendications sociales, religieuses et que sais-je encore…

Alors oui tous ces bien-pensants ponctuels, j’aimerais bien vous dire le fond de ma pensée : Depuis ce vendredi 13, la question n’est pas de savoir si #JesuisKolofata #JesuisMaroua #BringBackOurGirls, croyant ou athée, politicien ou pas, mais plutôt qu’il suffit d’être en vie et oser célébrer la vie… Pour être la cible de ces couards de terroristes et de passer de vie à trépas… Arrêtons de nous voiler la face derrière ce ping-pong incessant de « à qui la faute ? », mais osons regarder le monde dans lequel vivront nos enfants, les générations futures. Un monde dans lequel un groupuscule de personnes se donne le droit de vie ou de mort sur les autres, ou la peur est une vie sous la menace permanente de la mort…

2023028519_1

Tootoone…

 

Le cancer ça n’arrive qu’aux autres….

C’est la pensée populaire, pas uniquement pour le cancer mais pour la plupart des maladies dont on n’a pas encore fait l’expérience (soit personnellement, soit à travers un proche). Ce billet fait partie de la catégorie de ceux pour lesquels mon cerveau et mon cœur n’arrivent pas à être synchrones avec les mots… Alors je les laisserai mener la danse tour à tour car au final l’objectif est celui de l’espoir, la vie malgré tout…

Lire la suite