Ma Chrysalide…

** Chrysalide (nom féminin) :

Etat d’un insecte renfermé dans sa coque, nymphe des lépidoptères.

Enveloppe de l’insecte à l’état de chenille avant qu’il ne devienne papillon.

chrysalide

« Lorsque nous arrivons à un point d’autodestruction psychologique, que notre amour propre se résume à de la haine dirigée contre soi-même,

Alors nous ne pouvons apporter aux autres ce qu’ils attendent : amour, attention, soutien ou motivation. Car nous sommes incapables de le faire envers nous-même. Tout ce que nous y gagnerons c’est de les entrainer dans cette spirale de noirceur.

Voilà pourquoi il est important de se sauver soi-même, avant de sauver les autres. Cette pensée loin d’être égocentrique rappelle tout simplement le fait que nous attirons vers nous ce qui émane de notre moi intérieur.

C’est une étape difficile : reconnaitre cet état d’esprit, prendre du recul, se retrouver, lâcher prise et laisser Dieu prendre le contrôle. Car Lui seul détient la capacité de balayer ces ténèbres. De faire de notre plus grand ennemi : nous-même, l’allié d’un meilleur lendemain. Une meilleure personne pour l’humanité, un instrument aux services des autres.

Mais pour cela, il est capital de lâcher prise, de reconnaitre notre impuissance face à ce qui nous arrive. Car quand nous sommes au plus mal de notre existence, nous parvenons à nous reconnecter avec notre spirituel, mais surtout nous sommes disposés à accepter les plus grands changements dans nos vies. Accepter de fermer un cycle pour commencer un nouveau. Même si ce processus met à mal notre être tout entier, là réside toute la quintessence de la vie de l’Homme. »

J’aurais voulu dire « dixit un tel contemporain » mais voilà ce sont mes pensées. Lorsque je relis ces mots, je prends conscience du chemin parcouru, des choix faits mais surtout de la femme que je suis au crépuscule de sa vingtaine. Oui ce sont mes mots, les cris de mon Moi-intérieur que j’ai trop souvent ignorés au nom de l’opinion « publique ». Je les dévoile dans ce billet pour célébrer mon processus de Chrysalide et la naissance du papillon qui y sommeille.

Sans chercher à épiloguer sur les épreuves que nous offre la vie, oui cette même vie que l’on chérit dans les moments de joie, je souhaite être la voix des personnes qui comme moi ont du mal à exprimer leur douleur ou tribulations, les exposer aux yeux des autres ; et qui se réfugient très souvent dans la solitude. Ces personnes qui sont capables de sourire et répandre autour d’elles une aura de joie malgré cette expression furtive de tristesse dans leurs yeux Ce n’est pas un crime, du moins je ne le crois pas, car nous avons chacun notre façon de gérer l’adversité. Nous n’éprouvons pas tous le besoin d’extérioriser notre ressenti pour diverses raisons, et surtout nous n’attendons pas forcément que le monde comprenne ces raisons juste qu’il les respecte ainsi que nos silences. Au bout de ce chemin parsemé de faux-sourires et « fighting spirit » en toute circonstances devant les autres, nous nous retrouvons dans nos moments de solitude face à face avec notre Moi intérieur.

Oui cet « autre Moi » qui a mal, souffre et a la profonde certitude que rien de positif ne peut émaner de lui. Ce Moi qui se sent incapable d’aimer et pire « de s’aimer ». C’est de là que naît la dépression, l’autodestruction, les ténèbres de l’âme… Loin de la conception générale qui veut qu’en parler soulage, je crois plutôt que reconnaitre l’existence de cet état d’esprit en nous est le premier pas vers le salut. Car sur le long terme l’on ne peut prétendre sourire alors qu’on souffre, cette noirceur finira par transparaitre et attirer vers nous toutes les ondes négatives de l’univers alors que tout ce qu’on veut c’est entrevoir la lumière au bout du tunnel. Il nous faut donc prendre du recul et se mettre en position de spectateur et non d’acteur.

D’où l’étape du lâcher prise, je ne parle pas d’abandonner ou de se mettre en position de victime, mais de reconnaitre que malgré toute notre volonté, nos dernières forces, nous n’avons pas pu changer la donne. Je me plais toujours à dire que chaque Homme a besoin de croire en quelque chose de Sacré (peu importe sa dénomination) qui lui inspire l’amour, la paix, la tolérance et l’humilité. Pour moi Mon Sacré c’est Dieu, et je reconnais que lui seul sait ce qu’il y a de mieux pour moi. Dans l’adversité, l’Homme est capable de recentrer son énergie sur lui-même et de se reconnecter avec son spirituel. Il prend pleinement conscience à ces moments qu’il est temps de clore un cycle, pour laisser un autre commencer non par faiblesse ou abandon mais juste parce qu’il est Temps.

La vie est une perpétuelle renaissance, redécouverte et accepter cette vision c’est reconnaitre que notre identité d’Homme tout au long de notre existence: va de naissance en naissance, de cycle en cycle avec pour objectif final de laisser éclore et toujours le Meilleur de nous-mêmes. Voilà ma profonde conviction et c’est pourquoi je décris ce processus comme la Chrysalide de la chenille jusqu’à l’éclosion du papillon.

Ceci est aussi ma manière de célébrer ces « lumières » au bord de mon chemin, ces personnes qui loin de me juger ou m’acculer dans ces moments de déprimes m’ont couverte d’amour, de tendresse, ont respecté mes silences, mes larmes, m’ont fait rire alors que je pensais ne plus savoir comment faire…  Il est normal de se sentir mal, mais c’est le processus pour en sortir qui détermine notre chemin en ce monde de mortels. Je ne prétends pas avoir surmonté toutes mes batailles, mais comme l’a dit un contemporain cher à moi : « il faut savoir profiter des 10 secondes de K.O. sur le tapis quand la vie nous flanque une droite et se relever plus féroce que jamais » aka Mad Miles. Ceci est ma lumière que j’ose déposer sur le bord de votre chemin, si ces mots vous touchent d’une manière ou une autre.

Tootoone.

 

Publicités

4 réflexions sur “Ma Chrysalide…

  1. Ad K dit :

    Premiers paragraphes:

    Comment tu fais pour te réveiller le matin avec de telles pensées dans la tête? Sincèrement ton article me met presque en rogne. Ca ne sert à rien d’avoir une aussi belle plume que la tienne si on ne peut pas s’en servir pour voler, mais on dirait que tu te contentes de la tremper dans de l’encre pour qu’elle soit plus lourde encore…

    Suite:

    Je comprend que tes pensées soient noires mais pourquoi ne ressent-on aucune esquisse d’espoir dans cet article? Les chrysalides quand ça grandis ça devient de magnifiques papillons pourquoi tu n’en parles pas?

    Suite:

    Ha d’accord, je comprend, moi aussi j’ai ressenti çà, et ce qui m’en a sorti c’est Dieu, si tu étais chrétienne tu n’aurais pas tous ces problèmes…

    Fin de lecture:

    Wow. Mince.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s