My City’s Pulses on this 6th November …

Douala la belle, Douala ma Rebelle… ma chère Cité!

Comme à l’accoutumée nous nous serions dit bonjour, échangé des grognements de mauvaise humeur à cause de tes trafics routiers, de ton climat capricieux ou alors nous aurions tout simplement ri face aux situations impromptues et drôles de cette existence… Oui mais ce matin, tes pulsations m’ont parues bien différentes, non pas que je m’y attendais mais je sais que le 06 novembre réveille en toi un tourbillon d’émotions et vibrations tout azimut

credit #patoodesign

Pourquoi cette date ? Laissez-moi vous compter une histoire : Il était une fois… Un 06 novembre 1982, celui que l’on surnomme le Prince d’Etoudi ou encore le Nkukuma accédait à la magistrature suprême. Vous l’aurez sans doute compris c’est un peu comme l’anniversaire de son mandat en tant que Président de la république du Cameroun. 32 ans, ce n’est pas rien je dois l’avouer surtout que certains de ses pairs ont déjà passé l’arme à gauche, bref revenons à ma ville Douala…

En sortant ce matin le kilométrage de ma BMW pieds n’aurait jamais imaginé dépasser son quota journalier. Non pas à cause de tes embouteillages légendaires je l’avoue mais plutôt de la réquisition de certaines rues pour cette célébration, ou l’application effective de l’opération « coup de poing » de la communauté urbaine de Douala contre les véhicules désuètes circulant à travers les artères de la ville; ce qui a résulté en la présence remarquable et zélée des forces de l’ordre (qui soit dit en passant étaient sur leur « 31 »). Étaient aussi des entités « remarquables » ce jour les sympathisants du parti au pouvoir (dont je ne mentionnerai pas le nom), tous vêtus de ces tenues à l’effigie du Président de leur parti. En observant leur enthousiasme l’on pourrait croire que c’est Noel avant noël pour eux, mais diamétralement cela suscite chez certains concitoyens un sentiment d’amertume, d’aigreur, de critiques et de « sabi-tout » qui à la fois m’amuse et m’horripile. Bref Douala ma cité, tu vibres au rythme des âmes de tes habitants et cette journée t’aura submergée en émotions diverses…

J’appartiens à cette génération des années 80, qui en était au stade des babillements et des couches lorsque que ces évènements se produisirent ce fameux 06 novembre 1982. Oui cette génération 80 qui soyons francs, ne connait ces faits historiques qu’à cause des cours d’histoire et d’instruction civique que l’on reçoit durant notre cursus académique, mais surtout l’héritage des regrets et  actes manqués de nos parents (—> inspiration à la J.J. Goldman) … Oui cet amas d’amertume qui ont poussé la majorité de nos parents à ne pas transmettre l’amour du pays, à faire croire que le bonheur c’est ailleurs sauf ici et mieux si les Camerounais souffrent c’est bien évidemment à cause du gouvernement. Et en cette commémoration resurgissent tous ces sentiments, à travers les conversations et propos divers de ceux qui par leur âge sont mes aînés et parents. Il y a des batailles et des débats que je trouve personnellement vain comme celui de vouloir argumenter avec eux et faire prendre à chacun ses responsabilités face à l’Histoire. Néanmoins pour ma part entendre la génération 80 accepter cet héritage et en faire même la propagande m’horripile profondément! Oui cela fait 32 ans à la tête de l’état, c’est aussi la moyenne d’âge de cette génération, critiquer un système est vain si l’on n’y apporte pas de solutions concrètes. Lorsqu’on accepte tout haut que la Corruption est un fait courant et qu’on s’en plaint je me dis c’est un peu osé. Qu’on dise que l’économie du pays est entre les mains des étrangers, mais qu’on est incapable de consommer la production locale au quotidien je me demande de qui se fout-on ?! Qu’on critique tout un système en oubliant que nous en sommes aussi un rouage en tant qu’individus, je me demande ce qui ne fonctionne pas dans notre logique.

De ma propre expérience, j’ai évoluée dans une sphère où tout le monde attendait quelque chose de l’État: qu’il trouve une solution à chaque équation sociale, économique ou politique du pays. Bilan après une trentaine d’années de cette vision : NADA !!! Parce que l’on a oublié qu’un État c’est d’abord le peuple en lui-même. Qu’avez-vous fait de concret en tant qu’individus, je ne parle pas d’individualité mais de communauté avant d’espérer un soutien de l’État ?! Aujourd’hui je vois certains pairs de ma génération embrasser cet héritage de « c’est de la faute au gouvernement » plus par facilité et couardise parce que la peur d’OSER paralyse leur Talent et Potentiel. Personne n’a jamais dit que la réussite ne nécessite pas de sacrifices, ou que les obstacles seront des petits dos d’ânes sur la route qui y conduit… Mais lorsqu’on rêve, qu’on y croit et que l’on fait les sacrifices qu’il faut pour y arriver ; non seulement l’on atteint ses objectifs mais l’on provoque aussi une réaction en chaîne en encourageant les autres aussi à se réaliser . Seuls les lâches et les jaloux pourront dire que cette réussite vous ne la méritez pas. Le changement n’est jamais immédiat,  car l’Homme par nature y est réticent… Cependant j’ai la ferme conviction que lorsqu’un système a montré ses limites, des mises à jours sont nécessaires et parfois même un reboot complet est inéluctable (rires hystériques côtoyer les Geeks déteint trop sur mon lexique). Bref cela fait peut-être 32 ans, mais rien ne demeure éternel et ne pensons pas que si la relève n’est pas préparé dès maintenant nous ferons mieux au moment de la transition à un nouveau Président et de ce fait à une nouvelle gestion gouvernementale. Je souris indéniablement lorsque j’entends mes pairs affirmer que ce qui s’est passé récemment au Burkina est un présage pour le Cameroun, vu qu’à mon humble avis même s’il y a changement ils auront toujours la même facilité à critiquer ces nouveaux dirigeants.

Pour conclure sur une note plus positive comme le dit un adage #237Copyrights —-> « Impossible n’est pas Camerounais« , ma chère génération 80 n’est pas une génération sacrifiée !! Je l’affirme tout haut face aux talents qui se révèlent depuis les cinq dernières années, que ce soit dans la sphère artistique, entrepreneuriale, associative, sociale… Je peux dire que ces jeunes plus que réussir, inspirent et impactent la société actuelle, ils posent les fondations d’un nouveau Cameroun, où les valeurs morales et du travail mais surtout de la passion constituent un héritage sûr pour les générations futures. Osons construire une nation camerounaise qui nous ressemble, voici ma profonde conviction en ce jour du 06 novembre 2014 …

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6 réflexions sur “My City’s Pulses on this 6th November …

  1. Legacy, this a word that I strongly believe in. Te dire que j’adore à 300% ton texte serait un épheumisme. Te dire qu’au fond, on est pas amies pour rien, serait une lapalissade. Tu as résumé dans cet article toutes ces raisons qui me font devenir folle dans mon propre pays. Dieu Merci, j’ai eu la chance de grandir dans une famille où par essence, on attend rien de personne encore moins du gouvernement et on fait tout soi-même. Dans cette vie, ce monde, ce continent, chaque être humain a le droit, je dirais même plus le devoir et la responsabilité de bâtir le futur qu’il veut voir arriver devant ses yeux. La citation de Ben Okri dont j’ai fait ma devise de vie le résume si bien « Dans les rêves commencent la responsabilité ». Que nous camerounais cessions de rêver à un futur que nous ne voulons pas construire à la force de nos bras. I love ur text, u said it all. Luve u loads sweetie;

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